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Posté le 12/06/2019 à 06:00 par EMMANUEL MAUMON - Lu 2130 fois - 3 commentaires


Toyota amorce un virage vers l’électrique


Partisan résolu de la technologie hybride, Toyota vient néanmoins d’amorcer un virage en direction des véhicules électriques. Lors d’une conférence de presse le 7 juin à Tokyo, son vice-président exécutif, Shigeki Terashi, a annoncé une forte accélération de son programme de production de véhicules 100% électriques. Une décision dictée par la volonté de s’adapter à l’évolution du marché mondial de l’automobile. De nombreux pays ont en effet mis en place toute une série de dispositifs ou de réglementation contraignantes qui poussent tous les constructeurs à s’engager rapidement dans l’électrification de leurs flottes.
Même s’il ne compte absolument pas abandonner les véhicules hybrides, Toyota ne peut plus rester à l’écart de la mobilité zéro émission. Le constructeur japonais envisage donc la production de toute une gamme de véhicules électriques à batteries. Une production qui s’appuiera sur une plateforme réalisée en collaboration avec différents partenaires comme Subaru. Toyota souhaite également sécuriser son approvisionnement en batteries en nouant des accords avec CATL. Enfin, il envisage de proposer de nombreuses solutions de micro-mobilité électrique.

Une nouvelle gamme de véhicules électriques

Après avoir souvent railler dans ses publicités la faible autonomie des véhicules électriques à batteries, Toyota est donc désormais contraint de se tourner vers cette technologie et de tenter de combler son retard. Il doit le faire en accélérant fortement le rythme et en avançant de 5 ans son plan stratégique dont l’objectif est d’atteindre 50% de ses ventes avec des véhicules électrifiés en 2025. Si les modèles hybrides et hybrides rechargeables représenteront encore l’essentiel de ses ventes avec près de 4,5 millions d’unités, le constructeur s’est fixé à cette date un objectif de production d’un million de véhicules 100% électrique.
Pour l’atteindre, même s’il n’abandonne pas l’option de l’hydrogène, Toyota envisage de proposer toute une gamme de véhicules électriques à batteries. Une gamme très variée destinée principalement aux marchés européens, chinois et américains. Pratiquement tous les segments de l’automobile seront visés, de la petite citadine aux berlines et SUV des segments C et D, en passant par les véhicules utilitaires. Des véhicules qui seront produits à partir d’une plateforme modulaire qui ne sera pas totalement dédiée aux véhicules électriques.



Une plateforme commune avec Subaru

Pour développer cette plateforme, dénommée e-TNGA (Toyota New Global Architecture), Toyota est ouvert à des collaborations avec différents partenaires, spécialisés sur chacun des segments du marché. Une politique destinée à mutualiser les risques et à minimiser les coûts de développement. Ainsi, un partenariat est d’ores et déjà évoqué avec Suzuki et Daihatsu sur le segment des citadines, tandis qu’une collaboration avec Subaru a été annoncée lors de cette conférence de presse. Celle-ci aura dans un premier temps pour objectif de développer un SUV de classe C qui sera commercialisé sous la marque de chaque entreprise.
Les deux partenaires combineront leurs forces respectives, telles que les technologies de transmission intégrale développées par Subaru depuis de nombreuses années et les technologies d’électrification des véhicules utilisées par Toyota pour réunir d’autres entreprises partageant ses aspirations. Le constructeur nippon ne cherche pas à devenir leader des voitures électriques, mais à être le fondateur d’un écosystème gagnant-gagnant autour des voitures électriques à batteries. De quoi permettre aux différents constructeurs partenaires de réussir ensemble la transition vers la mobilité électrique.



Une alliance avec CATL sur les batteries

A partir du moment où Toyota commence à avoir des ambitions dans le domaine des voitures 100% électrique, il lui faut s’assurer de son approvisionnement en batteries. Le constructeur s’est déjà associé à Panasonic pour produire des batteries lithium-ion qui alimenteront ses premiers modèles électriques qui seront commercialisés en Europe en 2021 tandis que, dès cette année, la Chine bénéficiera de la primeur de la version électrique du Toyota C-HR.
Mais pour sécuriser à plus long terme les approvisionnements en batteries de ses futures chaînes d’assemblage, Toyota a annoncé un nouveau partenariat avec le chinois CATL, le leader mondial de la fabrication de cellules pour batteries lithium-ion, dont la première usine européenne doit être opérationnelle à l’horizon 2020. Leur collaboration ne se limitera pas aux chaînes de production mais portera aussi sur la R&D avec pour objectif d’accroître la durée de vie des batteries et de limiter leur perte de capacité.



La micro-mobilité n’est pas oubliée

Si sur les marchés chinois et européens, les efforts de Toyota pour démocratiser l’utilisation des véhicules électriques à batteries porteront principalement sur les segments des citadines, des berlines et des SUV, le constructeur entend aussi développer au Japon un ensemble de solutions de micro-mobilité électrique. Cela passe par le développement de toutes citadines électriques ultra-compactes, mais aussi par la conception de véhicules à destination des personnes à mobilité réduite, notamment pour remplacer les chaises roulantes, ou encore par la production d’une sorte de trottinette électrique à 3 roues.
Des véhicules qui se situent dans la droite ligne de sa vision de la mobilité urbaine en 2030 que Toyota avait présentée en 2017 lors des salons de Tokyo et de Genève. Mais les prototypes exposés à l’époque se sont transformés en projets dont les dates de commercialisation approchent. Ainsi la production en série d’une citadine ultra-compacte (2m50 de long, 1m30 de large), issue du concept I-Ride, est programmée pour 2020. Pour le dernier kilomètre en ville ou pour circuler à l’intérieur d’un resort, le constructeur compte également sortir l’i-Road, un tricycle à motorisation électrique. Pliable et équipée d’une batterie amovible, sa trottinette à 3 roues sera elle lancée l’an prochain, tandis que les engins destinés à remplacer les chaises roulantes sont annoncés pour 2021.





Mots clés : Mobilité électrique | Véhicules électriques | Toyota | Subaru | CATL | SUV | Batteries
Catégories : Voiture électrique |

Commentaires

Posté le 12-06-2019 à 08:09:37 par Christophe

Et si celui que l’on présente comme le meilleur élève en matière d’émissions de CO2 en Europe avait finalement des problèmes à atteindre ses objectifs depuis le passage au wltp.
Eh oui même en hybride, pour atteindre les 95 g en wltp, il faut réduire la masse roulante.
Mais en réduisant la masse roulante, on réduit son objectif qui devient plus difficile à atteindre.
Par contre un bon gros VE avec une batterie bien lourde et bien émettrice de CO2 à la fabrication cela fait remonter l’objectif, compte pour 0 dans la moyenne et même est coefficienté d’un coeff. 1,67.
Tout le contraire de ce que ferait un ingénieur pour réduire les émissions de GES et la pollution mais bon c’est pas une loi votée par des ingénieurs juste par des politiques.

Posté le 13-06-2019 à 13:18:18 par Toomy75

@Christophe,
Vous ne croyez pas aux études qui disent que la voiture électrique produit dégage moins de CO2 sur tout son cycle de vie da sa production a son recyclage final ? (au moins dans les pays où l’électricité est produite a bas niveau de CO2)
J’ai tendance à les croire, même s’il faut toujours douter et accumuler les preuves scientifiques.

Posté le 13-06-2019 à 17:19:44 par Christophe

@Toomy75
Ce n’est pas que je ne crois pas aux études, je m’appuie même sur certaines pour faire mes évaluations.
La problématique est bien le kilométrage mini. que doit faire un VE pour annuler sa dette CO2 à la fabrication par rapport à un VT.
Cette dette dépend notamment de la capacité de la batterie.
Et le kilométrage mini. dépend de la charge carbone respective des "carburants".
Donc c’est loin d’être gravé dans le marbre que le VE produit moins de CO2 sur tout son cycle de vie.
Une chose est sûre pour réduire la pollution il va falloir réduire les usages. Si on réduit les usages est-on sûr que le kilométrage mini. sera atteint ?
Et pour lutter contre le réchauffement climatique, il va bien falloir s’attaquer à toutes les sources de production de CO2 pas seulement le CO2 dégagé par les échappements des VP.



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